Coronavirus… Merci qui? Le mondialisme!

28 Avr 2020 | Non classé | 0 commentaires

Par Jean-Claude Rolinat, membre du bureau politique du PdF (Article initialement paru sur le site Synthèse nationale).

Jamais la formule « le capitalisme apatride, anonyme et vagabond » n’a claqué au vent avec une telle vérité. Un virus parti du fin fond de la Chine communiste, a grandement perturbé la marche du monde, entrainant dans la mort de dizaines et des dizaines de milliers de terriens. Certains, qualifiés de « complotistes », vont même jusqu’à suspecter la Chine d’avoir volontairement propagé le virus pour s’assurer une domination économique totale ! Tant que nos Dupon(d)t de la CIA, du Mossad, du Mi6 et autre DGSE, n’auront pas tiré les choses au clair dans l’empire de Xi-Jin-Ping, nous nous abstiendrons de prêter l’oreille à pareille rumeur. Sans en complètement fermer la porte… En revanche, il ne serait pas impossible qu’une malheureuse manipulation l’ait ouverte au Covid-19 !

Que peut bien vouloir dire « produire français Â» ?

Aujourd’hui, les entreprises peuvent passer de mains en mains, ĂŞtre rachetĂ©es, disparaitre, renaitre sous une autre forme ailleurs que dans leurs lieux de naissance traditionnels. Les fonds de pensions anonymes sont lĂ , dirigĂ©s par des managers dont la seule prĂ©occupation est la rentabilitĂ© pour complaire Ă  leurs actionnaires. Lesquels se moquent bien de l’avenir des personnels et des produits, comme de leurs premières chemises, tuniques, ou djellabas : seul compte le profit, le profit Ă  tout prix. Dans ce jeu mortifère, l’humain n’a aucune valeur, il est interchangeable. En dĂ©pit de la doctrine marxiste de leur parti unique, les Chinois appliquent un capitalisme implacable, intransigeant pour les travailleurs, simples robots humains sans aucune libertĂ© syndicale ou autre.

Aux manettes de ce capitalisme-lĂ , en rupture totale avec le capitalisme « de papa Â», entrepreneurial, bref le patronat paternaliste, – comme le fut, par exemple, Michelin -, des « anonymes Â» apatrides, payĂ©s pour obtenir toujours plus des esclaves modernes. Partageant la mĂŞme religion mondialiste, Il y a des hommes et des femmes qui se rĂ©unissent, certains dans l’ombre, comme le groupe Bilderberg, qui prĂ´ne une « gouvernance mondiale Â», ou le Club le Siècle, qui rassemble Ă  Paris, autour d’un dĂ©jeuner, dĂ©cideurs, journalistes et politiques. D’autres en pleine lumière, professent la mĂŞme adoration  des vertus d’une oligarchie mondiale et solidaire, comme le World Ă©conomic forum de Davos, lancĂ© en janvier 1971 par le professeur Klaus Schwab, ou encore le Council for foreign relations, mieux connu sous le sigle CFR, crĂ©Ă© en 1921, ayant son siège Ă  New York. N’oublions pas non plus un individu comme Georges Soros, qui tire, notamment, les ficelles de la Cour europĂ©enne des droits de l’homme, en ayant infiltrĂ© ses crĂ©atures. Une Cour qui rend toujours des jugements allant de plus en plus  dans le sens d’un arasement complet des souverainetĂ©s nationales. Juif AmĂ©ricain, Hongrois de naissance, cet homme-lĂ , emblĂ©matique, – comme beaucoup d’autres  moins  ou mieux connus, tels  par exemple le sultan de BruneĂŻ et les princes Ă©miratis ou qataris -, tire les ficelles de multiples ONG, forcĂ©ment transnationales, au service exclusif d’intĂ©rĂŞts privĂ©s. Il n’hĂ©site plus Ă  affronter frontalement un État, comme la Hongrie, son pays natal. Le mondialisme ne tient pas compte des spĂ©cificitĂ©s humaines, des cultures, son seul but est de faire de l’argent, de l’argent Ă  tout prix. Pire que l’Avare de Molière ou que l’oncle Picsou de Disney ! La Chine de PĂ©kin est ainsi devenue l’usine du monde, – les jouets Ă  quasiment 100 % ! -, comme le Bangladesh l’est dans la confection, ou l’Inde avec les produits pharmaceutiques. Produire toujours plus et moins cher, importer, par exemple, des haricots verts du Kenya, alors que nos producteurs garderaient les leurs sur les bras ! Et pourquoi faire venir des kiwis de Nouvelle-ZĂ©lande alors que l’Europe en produit ? La machine s’est emballĂ©e. D’une mondialisation rĂ©gulĂ©e des Ă©changes commerciaux, on est passĂ© Ă  la folle mĂ©canique mondialiste. Dans mon village, l’écluse facilite le passage des pĂ©niches d’un niveau de la Seine Ă  l’autre. Les barrières protectionnistes, nĂ©gociĂ©es au coup par coup, pays par pays, produit par produit, devraient jouer ce mĂŞme rĂ´le, afin d’éviter que nos industries, comme les pĂ©niches sur les hauts fonds, ne se fracassent sur l’énorme rocher du diffĂ©rentiel des coĂ»ts de production. Sans oublier les « tricheurs Â» de l’U-E, agissant en toute lĂ©galitĂ©, comme l’Irlande, qui attirent  les entreprises en raison de leur faible fiscalitĂ©. L’Union europĂ©enne, Ă  cet Ă©gard, ne joue pas ce rĂ´le protecteur et d’harmonisation,  qui devrait ĂŞtre le sien. Comment faire participer dans la mĂŞme compĂ©tition, des pays avec une fiscalitĂ©, des normes et des rĂ©gimes sociaux totalement diffĂ©rents ? C’est mettre, sur la ligne de dĂ©part, dans les starting block, un coureur avec un boulet au pied face Ă  un autre, libre de ses jambes.

Et vint le Coronavirus

« Gouverner, c’est prĂ©voir Â», nous enseigne le dicton. Ce gouvernement, comme ses prĂ©dĂ©cesseurs, dispose d’antennes suffisantes ici ou lĂ , que le commun des mortels n’a pas Ă  sa disposition et qui  l’informent des rĂ©alitĂ©s Ă  l’instant T. L’équipe de Macron peut ĂŞtre lĂ©gitimement accusĂ©e de n’avoir pas su envisager cette vaste pandĂ©mie qui, certes,  a surpris tout le bon peuple, mais pas les « sachants Â». Dès que l’ampleur du phĂ©nomène s’est rĂ©vĂ©lĂ©e, d’abord en Chine, – laquelle a menti sur le nombre de personnes touchĂ©es et sur les dates de dĂ©part de l’épidĂ©mie, notamment Ă  Wuhan-,  et lĂ©gèrement plus tardivement chez notre voisin italien, des mesures adĂ©quates auraient dĂ» ĂŞtre prises. Or, rien ou presque, des atermoiements un pas en avant, un pas en arrière. Une folle inconscience, par exemple, en laissant venir le 26 fĂ©vrier Ă  Lyon, 3 000 supporters italiens lors d’un match de football, et en n’interdisant pas, pas tout de suite en tout cas, les vols en provenance de Chine tout d’abord, et d’Asie dans son ensemble, ensuite. Une illustration Ă©clatante des mĂ©faits du mondialisme : la libertĂ© totale de circuler sans, quasiment, aucun contrĂ´le. Le fameux « laisser faire, laisser passer Â», dans toute sa « splendeur Â». Sans oublier que, cĂ©dant Ă  la pression de TOUS les partis politiques, il faut bien le reconnaitre, – et qui auraient hurlĂ© au « dĂ©ni de dĂ©mocratie Â» en cas contraire -, les autoritĂ©s françaises, faisant preuve de faiblesse, ont maintenu au 15 mars le premier tour des Ă©lections municipales. Avec, comme immĂ©diate consĂ©quence, probablement, la contamination de nombre d’électeurs, d’assesseurs et de futurs Ă©lus. Ă€ cet Ă©gard, le PrĂ©sident du SĂ©nat, GĂ©rard Larcher, comme le PrĂ©sident de l’Association des maires de France, le « jeune Â» Baroin, ont aussi leur part de responsabilitĂ©. Cette Ă©pidĂ©mie dite covid-19, a Ă©tĂ© traitĂ©e au dĂ©but, avec lĂ©gèretĂ©, une quasi insouciance. N’est-ce pas le PrĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂŞme qui, allant au théâtre avec madame, priait les gens d’avoir une vie normale,  avant, quelques jours plus tard, de faire machine arrière et  d’inviter le bon  peuple Ă   se calfeutrer ? Pourquoi avoir procĂ©dĂ© par Ă©tapes, d’abord la fermeture des Ă©tablissements scolaires, puis celle des lieux publics et ensuite, de ne  dĂ©cider seulement que fin mars, le confinement total ? Prenant la parole courant mars, le chef de l’État annonçait la fermeture des Ă©coles, mais se refusait Ă  fermer les frontières pour Ă©viter « l’écueil Â», disait-il, du « repli nationaliste Â», alors qu’Allemands, Italiens, Suisses et Espagnols bouclaient les leurs, refoulant sans scrupules nos ressortissants ! Pour sa part, son de cloche lĂ©gèrement dissonant, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation « antinationale Â», avait affirmĂ© quant Ă  lui, que « nous n’avons jamais envisagĂ© de fermeture totale de toutes les Ă©coles Â». Pour, finalement, après fermeture, dĂ©cider de les rouvrir progressivement en mai. Qui Ă©tait dans le vrai, qui Ă©tait dans le faux ? En fait, qui  est le « patron Â» ? Pagaille Ă  bord !

Une pagaille décisionnelle

Quelle incohĂ©rence, quelle absence de concertation. Il s’est  mĂŞme  trouvĂ©e une « sommitĂ© Â» de l’hĂ´pital de la SalpĂŞtrière, – par charitĂ© chrĂ©tienne, je tairai son nom -, pour affirmer qu’il Ă©tait inutile de fermer les dites frontières, car le coronavirus  les franchissait allègrement tout seul. Evidemment qu’il les franchit, mais avec un humain, ou vĂ©hiculĂ© dans des camions ou des containers qu’il aurait suffi de dĂ©contaminer. Par idĂ©ologie, par un sectarisme aveuglant, par peur de devoir s’aligner sur le RN, les souverainistes et autres populistes, le monde macronien a laissĂ© les barrières ouvertes. C’est une attitude criminelle, n’ayons pas peur des mots.

Combien de victimes auraient pu ĂŞtre Ă©pargnĂ©es, si la France avait Ă©tĂ© bouclĂ©e, en temps et en heure ? Ce sera Ă  la commission d’enquĂŞte parlementaire qui ne manquera pas d’être mise sur pied, de lancer des investigations Ă  l’issue de la crise et, Ă©ventuellement, de saisir la Cour de justice de la rĂ©publique. Sans oublier les parents des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es dans d’affreuses conditions de solitude, – bien souvent des gens très âgĂ©s  dans ces EHPAD qui ne sont que des camps de concentration Ă  visage humain -, et une coalition de soignants qui ne devrait pas manquer de souligner leur manque de moyens.

N’ayons pas la mĂ©moire courte, comme le disait un cĂ©lèbre MarĂ©chal : c’est le  refus gouvernemental prĂ©cĂ©dant la crise, pour augmenter le budget « santĂ© Â», qui est coupable. Les primes annoncĂ©es arrivent bien tard. Les faits Ă©tant tĂŞtus, et devant l’ampleur du bilan chaque jour Ă©grenĂ© par le docteur Salomon, directeur de la santĂ© publique (1), le gouvernement s’est enfin rĂ©signĂ© : « halte, on ne passe plus ! Â».

Pourtant, rappelons-nous du dĂ©but de la tragĂ©die, quand des avions rapatrièrent de Chine des expatriĂ©s qui furent mis en quarantaine, alors que les Ă©quipages militaires, eux, avaient des autorisations  de sortie. Or, nous savons que le Covid-19 qui a contaminĂ© le dĂ©partement de l’Oise, première poche repĂ©rĂ©e en France avec le Haut-Rhin, – ici, au sein d’une assemblĂ©e Ă©vangĂ©liste -, est parti de la base aĂ©rienne de Creil, dĂ©partement de l’Oise !

Des « Pinocchio Â» ou des « Gaston Lagaffe Â» ? Les deux mon gĂ©nĂ©ral !

Ces dirigeants sont, soit des menteurs, soit des incapables ou, pire encore, les deux ! Le 24 janvier, premier jour de l’apparition… Â« officielle Â» du virus en France, c’est Édouard Philippe, premier ministre, qui dĂ©clarait « Les risques de propagation du virus dans la population sont très faibles Â». On en reste abasourdi !

Ă€ l’heure oĂą j’écris ces lignes, fin avril, nous dĂ©plorons 20 000 morts, dont près de 8 000 rien que dans EHPAD et autres maisons de retraite. Les mĂ©decins ont  Ă©tĂ© soumis, bien des fois, Ă  un choix « cornĂ©lien Â», devant « trahir Â» le serment d’Hippocrate, face aux dĂ©cisions qu’ils avaient Ă  prendre au plus fort de la crise, par manque de lits et de respirateurs. Pour les plus de 70/80 ans qui Ă©taient atteints, c’était le risque d’être sacrifiĂ©s, et de terminer prĂ©maturĂ©ment leur vie dans une housse avant d’être envoyĂ©s Ă  l’incinĂ©rateur. Cette terrible et sournoise pandĂ©mie n’a Ă©pargnĂ© personne, pas mĂŞme des personnalitĂ©s : Franck Riester, le ministre de la Culture, Christian Estrosi, maire de Nice, Christian Jacob, patron des RĂ©publicains, Boris Johnson, Premier ministre britannique. Eux, au moins, ils s’en sont sortis vivants, ce qui n’a pas Ă©tĂ© le cas de Patrick Devedjian, ancien ministre, prĂ©sident du conseil dĂ©partemental du 92, ou le chanteur Christophe, par exemple. Au dĂ©but de la crise, selon les dires de nos excellences, les masques n’étaient pas un impĂ©ratif nĂ©cessaire, les rĂ©servant aux seul personnels soignant.

Aujourd’hui, les mĂŞmes  se battent Ă  l’international pour en importer des millions et des millions, ou incitent des entreprises françaises Ă  en confectionner. Ironie du sort, c’est de Chine que devrait en ĂŞtre importĂ© le plus grand nombre ! Les carences de l’État sont telles, que beaucoup de municipalitĂ©s  ont commandĂ© elles-mĂŞmes ces masques « grand public Â», afin de les distribuer Ă  leurs administrĂ©s. Ayons l’honnĂŞtetĂ© de saluer ces efforts, des efforts, toutefois, bien tardifs.  La fameuse formule du « en mĂŞme temps Â», c’est toute l’ambigĂĽitĂ© du « Macronisme Â».

« Nous sommes en guerre Â», a dit le prĂ©sident. Mais quand on est « en guerre Â», il faut donner des moyens aux troupiers. Or, aide-soignant(e)s, infirmier(e)s et mĂ©decins, dĂ©jĂ  en nombre insuffisant, n’ont pas Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s comme ils l’auraient dĂ». Faute d’avoir eu la possibilitĂ© d’effectuer des tests et d’avoir suffisamment de masques, comme Ă  Taiwan, au Japon ou en CorĂ©e du Sud, nos dirigeants n’avaient pas d’autre solution, il est vrai, que d’imposer le confinement, avec quelques amĂ©nagements pour permettre Ă  la population de s’alimenter. (Les habitants des banlieues « ethniques Â» n’ont pas, ou peu, respectĂ© les consignes, en profitant au passage, pour agresser, une fois de plus, pompiers et  forces de l’ordre. Il est vrai que les dealers sont gĂŞnĂ©s dans leur lucratif business !) Incroyable mĂŞme, afin d’éviter des « incidents Â», le sieur Nunez, secrĂ©taire d’Etat Ă  l’IntĂ©rieur, donnait consigne Ă  ses policiers de ne pas contrĂ´ler, encore moins de verbaliser ces gens-lĂ  ! Ce qui n’a pas empĂŞchĂ© des dĂ©rapages dans les « quartiers sensibles Â» et autres « zones de non droit Â» comme ils disent : Gennevilliers, Grigny, Villeneuve la Garenne , Chanteloup les Vignes, Clichy sous Bois et autre Saint-Denis…

Bravo Ă  tous « les obscurs et les sans grade Â»

Il faut saluer le courage de tous les salariĂ©s qui n’ont pas fait jouer leur droit de retrait, toutes ces petites mains des grandes surfaces, derrière leurs caisses, jusqu’ aux « gros bras Â» derrière leurs volants sur les routes, ou les Ă©boueurs, actifs comme toujours, pour le  ramassage des ordures mĂ©nagères. Anonymes, ils continuent toutes et tous leur travail ingrat, malgrĂ© les risques qu’ils encourent. Le plus triste, le plus Ă©mouvant dans cette Ă©preuve que traverse l’Europe et particulièrement notre pays, c’est que les familles des personnes qui dĂ©cèdent ne peuvent pas revoir, une dernière fois, leurs parents, ni assister Ă  leurs funĂ©railles.

C’est l’horreur, comme l’est sous nos yeux ce vĂ©ritable mini « holocauste Â» dans les EHPAD, ces « casernes Ă  vieux Â», transformĂ©es par la contamination en vĂ©ritables mouroirs. On ne peut ĂŞtre que bouleversĂ© devant la dĂ©tresse de toutes ces personnes de grand âge, seules, isolĂ©es dans leurs chambres, qui ne peuvent pas recevoir la visite de leurs proches (2), qui ne peuvent plus converser avec les autres rĂ©sidents, et qui n’ont pour seule compagnie qu’un fugitif moment avec les soignants. C’est une tare Ă©norme de la RĂ©publique que d’avoir laissĂ© partir, comme des chiens, des milliers de vieillards qui Ă©taient notre longue mĂ©moire. Je suis obligĂ© de le constater et de le dire, mais c’est LA vĂ©ritĂ© : en Afrique, tout au moins en zones rurales, les anciens sont rarement abandonnĂ©s au bord de la route. Et mĂŞme si le confort de nos EHPAD et autres maisons de retraite n’a, bien sĂ»r, rien Ă  voir avec la misère… Â« noire Â», la considĂ©ration dont sont entourĂ©s les anciens, les « sages Â» africains, n’a rien Ă  voir avec la sècheresse de cĹ“ur qui a accompagnĂ© le dĂ©part de nos « vieux Â».

Et tout cela s’est dĂ©roulĂ© sur fond de polĂ©mique entre « mandarins Â», les uns prĂ´nant telle ou telle solution, d’autres Ă©cartant d’emblĂ©e les idĂ©es du professeur Raoult, atypique spĂ©cialiste marseillais des infections virales.

Souvent femme varie

Scandale dans le scandale, l’attitude de madame Buzyn, ci-devant ministre de la santĂ©, abandonnant son poste en pleine bataille, pour mieux se consacrer aux Ă©lections municipales parisiennes, – sur ordre du PrĂ©sident ? -, après la dĂ©fection forcĂ©e de son camarade Benjamin Griveaux, très… grivois ! Dans une interview publiĂ©e dans le quotidien vespĂ©ral de rĂ©fĂ©rence, Le Monde, datĂ© du 17 mars, elle affirmait avoir prĂ©venu les autoritĂ©s, – le Chef de l’État ? -, sur la radicale virulence de ce virus, alors que le 24 janvier, sensiblement Ă  la mĂŞme Ă©poque, juste avant l’émergence de la pandĂ©mie en France, elle disait que « les risques de propagation du virus sont faibles Â». Que croire, qui  croire ? On lui aurait su grĂ© d’avoir quittĂ© son maroquin et d’avoir sonnĂ© le tocsin sans succès, et non pour concourir dans la farce municipale parisienne oĂą, d’ailleurs, elle a pris « une veste Â» la rhabillant pour l’hiver.

Depuis, la dame, pour se faire pardonner, – oublier ? -, a repris sa blouse blanche de mĂ©decin pour donner, parait-il, un coup de main Ă  ses confères… Mais la suite de son interview Ă©tait assez lamentable, gĂ©missant sur son sort : « je me demande ce que je vais faire de ma vie Â», s’interrogeait-elle, alors que les victimes du Covid-19 tombaient, tombent, comme des mouches. Quelle ne se fasse pas trop de souci, son Ă©poux Yves Levy, ancien PDG de l’INSERM, Institut national de la santĂ© et de la recherche mĂ©dicale, venait d’être nommĂ© au Conseil d’État ! Comme jadis d’autres hiĂ©rarques socialistes, serait-elle, seront-ils, « responsables, mais pas coupables Â», alors qu’ils nous apparaissent totalement engluĂ©s dans la gestion de la crise, tout au moins Ă  ses dĂ©buts ? Simples citoyens mais Ă©lecteurs, Il ne nous appartient pas encore de sanctionner, mais d’évaluer, de juger. Et nous avons assistĂ© Ă  un festival d’atermoiements, de va – et- vient prĂ©judiciables Ă  la santĂ© du pays. Il est vrai qu’une Ă©norme pression psychologique a pesĂ©, pèse encore, sur les Ă©paules du ministre de la SantĂ©, du Premier ministre et du PrĂ©sident. Les « sachants Â», membres de ComitĂ©s « ThĂ©odule Â», lesquels conseillent nos dirigeants avant que ces derniers n’arrĂŞtent leurs dĂ©cisions, ont aussi une part de responsabilitĂ©. Mais, une fois l’épreuve passĂ©e et les plaies douloureusement refermĂ©es, le pays doit demander des explications. Ce sera l’heure des comptes.

Après tout, les membres de l’exĂ©cutif, au premier rang desquels trĂ´ne Emmanuel Macron, ont cherchĂ© par le suffrage universel Ă  occuper les postes Ă  haute responsabilitĂ©, oĂą une faible majoritĂ© les a installĂ©s. Mais, comme l’enseigne un proverbe, « Ă  toute chose, malheur est bon Â» : le nombre des accidents de la route a diminuĂ©, mais surtout, surtout, aux yeux de tous les EuropĂ©ens, l’Eurocratie bruxelloise a montrĂ© sa totale incompĂ©tence, elle s’est rĂ©vĂ©lĂ©e totalement inutile, elle qui a  passĂ© son temps Ă  chercher des « poux dans la tĂŞte Â» du Hongrois Victor Orban, ou de la Pologne, et Ă  nĂ©gocier l’entrĂ©e dans l’Union EuropĂ©enne, de la MacĂ©doine du Nord et de l’Albanie, venues avec leur sĂ©bile ! Et l’on apprenait, « en mĂŞme temps Â», que la France s’apprĂŞtait, dès que la crise serait, pour le plus gros, derrière nous, accueillerait 350 mineurs isolĂ©s en provenance de l’île grecque de Lesbos, afin d’affirmer sa solidaritĂ© dans la crise migratoire ! Cela s’ajoutait, entre autre, aux dĂ©penses engagĂ©es pour la remise de la dette africaine dans le cadre de la lutte de ce continent contre le coronavirus. Sans compter ces centaines et ces centaines de milliards Ă  trouver, avant de les injecter dans notre Ă©conomie en perdition. DĂ©cidĂ©ment, Macron faisait et fait danser l’anse du panier… Et nous, consternĂ©s, nous assistons Ă  l’agitation de tous ces « branquignoles Â» ! Une fois que la sĂ©rĂ©nitĂ© sera revenue, il faudra absolument que nos industriels pensent Ă  « rapatrier Â» en France notre savoir-faire, et que le made in France soit autre chose qu’une formule creuse pour appâter le gogo, autre chose qu’un T-shirt de marin rayĂ© de bleu et de blanc !

En résumé

La France, petit Ă  petit, s’est laissĂ©e dĂ©possĂ©der de son pouvoir d’intervention Ă©conomique, par la mondialisation non rĂ©gulĂ©e du commerce, et l’abandon Ă  d’autres de secteurs entiers, stratĂ©giques pour la nation. Son « europĂ©isme forcenĂ© Â», et une dĂ©sindustrialisation au bĂ©nĂ©fice d’un tertiaire parfois trop envahissant, comme de mauvaises algues, ont fini par « l’achever Â». Il faudrait que la France et une Europe nouvelle, dĂ©barrassĂ©es des iniques contraintes bruxelloises, se dotent, Ă  nouveau, de tous les attributs de la souverainetĂ©: des États forts, des frontières sĂ»res, – intĂ©rieures et extĂ©rieures -, qui ne soient pas des passoires, une indĂ©pendance militaire, des groupes industriels puissants Ă  l’abri de raids malfaisants de traders, lesquels sont au service d’intĂ©rĂŞts qui ne sont pas les leurs. Et, cerise sur le gâteau, la France et ses partenaires europĂ©ens, devraient se libĂ©rer de la dictature insidieuse du politiquement correct qui les paralyse, tel le venin  d’un serpent. En un mot comme en cent, retrouver la fiertĂ© et la jouissance de la puissance !     

Notes

(1) Directeur-gĂ©nĂ©ral de la santĂ© publique, il fut membre, en compagnie de Benjamin Griveaux, du cabinet de Marysol Touraine, ministre de la santĂ© sous le quinquennat de François C’est pendant cette mandature, que les masques commandĂ©s par la prĂ©cĂ©dente ministre Roselyne Bachelot pour lutter contre le H1N1, « s’évaporèrent Â»â€¦

(2) Finalement, Ă  la mi-avril, le gouvernement français dĂ©cidait d’assouplir les conditions des visites des proches des rĂ©sidents des maisons de retraite, afin de rompre un isolement, aussi redoutable que le covid, en tout cas suicidaire, des personnes âgĂ©es. Une mesure de bon sens prise trop tard : combien de ces vieilles personnes ne  seraient-elles pas mortes prĂ©maturĂ©ment, de neurasthĂ©nie et de dĂ©tresse psychologique, si pareille mesure avait Ă©tĂ© prise plus tĂ´t ? Difficile Ă  Ă©valuer.

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