La récente condamnation d’Éric Zemmour pour avoir soutenu que le maréchal Pétain avait sauvé des Juifs français constitue une nouvelle atteinte à la liberté d’expression dans notre pays.
Cette décision de la Cour d’appel, alors qu’Eric Zemmour avait été relaxé en première instance, illustre une dérive inquiétante : la criminalisation du débat historique et l’impossibilité de questionner certains dogmes sous peine de poursuites judiciaires.
Le 23 septembre septembre 1998, la Cour européenne des droits de l’homme, dans l’arrêt Lehideux et Isorni contre France, rappelait pourtant que la liberté d’expression couvre également les discours portant sur des sujets sensibles de l’Histoire. La Cour avait rappelé à la France, par une condamnation, que sanctionner les auteurs d’une tribune valorisant la mémoire du maréchal Pétain violait l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, en soulignant qu’« il ne saurait y avoir ingérence dans la liberté d’expression lorsqu’il s’agit d’un débat d’intérêt général, même sur des faits historiques controversés ».
Ce principe fondamental, pourtant consacré par la CEDH, semble aujourd’hui foulé aux pieds par la justice française de plus en plus politisée.
La liberté d’expression ne peut être à géométrie variable : elle est le socle d’une démocratie vivante et ne saurait être entravée par une police de la pensée imposant une vérité officielle.
Nous dénonçons fermement cette condamnation et réaffirmons notre attachement à la liberté du débat historique et d’opinion. Il n’appartient pas aux tribunaux de dicter aux historiens et aux intellectuels ce qu’ils ont le droit de penser ou de dire.
Pierre-Nicolas Nups – Secrétaire général du Parti de la France
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