Cette semaine, l’opinion publique a une fois de plus été scandalisée en apprenant qu’un terroriste de Mulhouse, sous le coup d’une OQTF, avait fait l’objet d’une dizaine de demandes d’expulsion… toutes refusées par l’Algérie.
Un tel mépris serait comique s’il ne révélait pas une réalité bien plus grave : notre pays n’a plus aucun levier face à un État qui nous doit tout, mais qui ne nous accorde jamais rien échange.
Pendant que nos dirigeants fanfaronnent en menaçant la Russie – dont nous dépendons pourtant pour notre énergie, en particulier le gaz –, ils se montrent incapables d’imposer le moindre respect au gouvernement d’Alger.
Une brève piqure de rappel historique s’impose.
Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, la France n’a pas colonisé l’Algérie. Elle l’a intégralement fondée.
Avant 1830, il n’existait pas d’Algérie en tant que Nation. Il y avait que la Régence d’Alger, un territoire ottoman, divisé entre des beylicats et des tribus rivales.
Ce pays que nous appelons aujourd’hui « Algérie » n’avait ni cadastre, ni institutions unifiées, ni même un nom propre.
C’est en 1839 que le maréchal Bugeaud, un Français, a formalisé le nom d’Algérie, donnant ainsi une unité à cette terre. Sans la France, les Algériens ne s’appelleraient même pas ainsi.
Aujourd’hui, l’Algérie prospère sur une rente gazière et une diaspora installée en France qui lui envoie des milliards d’euros chaque année. Mais que nous apporte-t-elle en retour ? Des Algériens.
– Aucune coopération sincère sur l’immigration,
– Aucune reconnaissance historique,
– Un mépris affiché pour la France et ses demandes.
L’Algérie a même refusé la dépouille de Mohamed Merah. Nous croyons pourtant savoir que ce dernier se déplaçait sans aucun problème en Algérie de son vivant.
Nos dirigeants doivent se poser une question simple : pourquoi sommes-nous plus prompts à vouloir affronter la Russie, une puissance nucléaire essentielle à notre approvisionnement, qu’à exiger le moindre respect d’un pays qui nous doit tout, jusqu’à l’existence de son nom ?
L’heure n’est plus à la complaisance.
L’Algérie ne respecte que la force. C’est cette politique-là que la France doit adopter.
Pierre-Nicolas Nups – Secrétaire général du Parti de la France
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